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la tôlerie
Toutes les installations / all works . Ranquet (hôtel de Fonfreyde) . galerie de l'art du temps / chapelle de l'oratoire . opéra municipal

10 rue de Bien-Assis - Clermont-Ferrand
Ouvert du mardi au dimanche de 15h à 19h

Ko Nakajima (Japon)
Mizu no Esprit, Gomi no Esprit

Co-production Vidéoformes

« Depuis de nombreuses années, je travaille avec les Cinq éléments qui constituent les concepts fondamentaux des deux grandes religions d’Asie. Dans l’Inde antique, le boudhisme ésotérique avait schématisé les Cinq éléments — la terre, l’eau, le feu, le vent et l’air — dans l’ordre vertical, de la terre au ciel. Transmis en Chine, ces Cinq éléments furent transformés et ordonnés par le taoïsme en une autre série, horizontale cette fois — le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau — pour désigner la Terre. Mon travail repose sur cette dernière série.
Les occidentaux doivent savoir que ces deux grands concepts sont profondément ancrés dans les pensées asiatiques. Quand les Asiatiques regardent la Terre, l’Environnement et la Nature, ils sont amenés, à travers ces concepts, à voir la Nature comme englobant l’Homme : la Nature et l’Homme coexistent dans un cycle relationnel. (…)
Je crois que la créativité asiatique se manifeste au mieux dans les modes d’expression qui ont sollicité l’imaginaire au cours des millénaires en Extrême-Orient. »
Ko Nakajima

Ko Nakajima est né à Tokyo (Japon) en 1941. Diplômé de l’Université des Beaux-Arts de Tama (Japon), il enseigne au Sog College of Photography et au Nippon Electronics College à Tokyo. Il a commencé par travailler dans les ani?nées soixante, avant l’invention de la vidéo légère, dans le cinéma d’animation. Nakajima est devenu un maître de « l’image par image ». En 1983, il invente l’ANIPUTER, ordinateur permettant de découper les images, de les animer ainsi que de réaliser de nombreux effets et combinaisons graphiques. Ko Nakajima participe à de nombreuses expositions au niveau international. Il est déjà venu à deux reprises à Vidéoformes à Clermont-Ferrand en 1992 et 1993.

L'esprit de Cristal, performance danse (25’) de Gencho Morita,
le 15 mars à 21h, les 16 et 17 mars à 18h

Masque: Keiko Sibata - Musique: John Barrett, composition originale: Ahead of the Rain
Née au Japon en 1961, Gencho Morita a fait des études de danse aux ateliers des maîtres du buto, Kazuo Ohno et Mitsutaka Ishii dans les années 80. En tant que vidéaste, elle a déjà réalisé 13 œuvres. Ses performances les plus récentes sont : Mirage (Londres 2001 avec Ko Nakajima), Yami kara Hikari (De l’Obscurité vers la Lumière, Tokyo 2004), Tori no Kairou (L'allée des Oiseaux, Tokyo 2005).

Delphine Gigoux-Martin (France)
Artiste en résidence à Vidéoformes en 2005/2006
L 'arc est bandé et ajusté : évite la flèche


Delphine Gigoux-Martin propose des installations constituées d'éléments de la nature animale ou végétale, et des vidéos où l'humour et la cruauté se côtoient, interrogeant la véracité de nos perceptions et de la compréhension de la Nature.
« Delphine Gigoux-Martin fait référence à un bestiaire qui est celui du conte de fée ou de la fable. Tous ces animaux ont en commun leur caractère familier et ordinairement inoffensif. Certains sont des figures essentielles pour l’expression des sentiments (mon lapin, mon poussin disent au plus simple l’amour et la tendresse). Il ne faut pas s’arrêter pour autant à ces évidences. Si l’on en restait là, on serait prisonnier d’un niveau qui serait celui du conte ou de la fable, c’est-à-dire des histoires prévisibles et édifiantes. Or, dans les récits que nous présente Delphine Gigoux-Martin, il y a toujours un grain de sable qui vient rendre les choses les plus simples extrêmement complexes, qui vient introduire de l’étrangeté dans la familiarité. »
Sophie Biass-Fabiani
Delphine Gigoux-Martin est née le 8 août 1972 à Chamalières. Elle vit et travaille à Clermont-Ferrand. Elle a obtenu une Maîtrise d’Histoire de l’Art à l’Université Blaise Pascal Clermont 2.
Dernières expositions collectives :
Septembre / novembre 2005 à la Galerie ESCA à Milhaud (30).
Septembre 2005, en résonance avec la biennale d'art contemporain de Lyon, Rendez-vous 2005, la jeune création contemporaine.
Septembre / novembre 2005 au centre culturel Valéry Larbaud à Vichy.
Septembre / décembre 2005 : FRAC Auvergne à Clermont-Ferrand.

Thomas Israël (Belgique)
Le Lit TröM


« Couché sur un lit à baldaquin, le visiteur voit défiler juste au-dessus de lui, sur un écran de la taille du lit, un rêve. Ce rêve propose une glissée sensorielle à travers plusieurs rapports à la mort : la mort amie — enveloppeuse, celle qui fait peur — saisit le vif, la mort décomposition — retour à la terre. Le visiteur est aussi projeté dans le rêve par le biais de son reflet qui, à des moments précis apparaît au-dessus de lui, mélangé à l’image vidéo. »
Thomas Israël
Suite à une formation d’acteur à L’INSAS à Bruxelles, Thomas Israël conçoit et met en scène ses premiers spectacles en parallèle à sa carrière d’acteur centrée sur les créations contemporaines pluri-disciplinaires (Théâtre National et Brigittines à Bruxelles, Opéra de Fribourg et Espace Moncor en Suisse, Piscine de Dunkerque en France,..).
C’est dans le cadre du spectacle vivant qu’il aborde pour la première fois la création vidéo avec Antonin Debemels. S’en suit une formation intensive en montage vidéo et la création de Horizon tröM en 2005, performance-installation juxtaposant installations vidéo, vidéo interactive, installations sonores, danse, performances d’acteurs comme autant de portes d’entrée vers le rapport à nos morts.
Les différentes installations du Projet tröM sont par la suite exposées de manière autonome (Galerie ManaArt, Foire d’Art Contemporain Talent 2005 à Bruxelles).

Rachel Rosalen (Brésil)
The Garden of Love (Le jardin de l’amour)


Co-production Vidéoformes

“The Garden of Love” est une installation vidéo sur le cycle de la vie. Notre vie est courte et le temps passe si vite. Quand j’étais au Japon, il m’arrivait souvent de voir des cimetières en plein centre-ville. Ils occupent une place à part au sein de cet espace-temps intense et concentré qu’est Tokyo. Les cimetières, du fait que nos dépouilles y reposent, sont des territoires intermédiaires, des portes vers d’autres formes de vie. Peu importe que vous croyiez ou non à la vie après la mort, le “o’haka” est le lieu idéal pour manifester notre amour et notre respect envers nos ancêtres.
Ces derniers nous ont donné la vie, ainsi, les jardins où ils sont enterrés et où nous venons accomplir des rituels en leur honneur sont des “jardins de l’amour”. L’amour qui subsiste entre les disparus et nous est comme un lien fragile et délicat entre nos deux mondes.
Les œufs représentent un cycle qui débute par la vie qu’ils nous ont donnée, se poursuit avec la vie que nous avons donnée à nos enfants et s’achève par la mort. L’installation porte sur la vie intermédiaire, la vie qui à la fois se termine et continue au sein de l’espace divers créé par l’Homme et que nous appelons ville.
Rachel Rosalen
Traduit par Emeline Perego
Rachel Rosalen est née à São Paulo en 1971. Elle vit entre Tokyo et São Paulo, et travaille entre Tokyo, Rome, New York et São Paulo.
Rachel Rosalen est diplômée en architecture et urbanisme, et a obtenu un Master en art multimédia à Unicamp (Brésil). Cet artiste centre son travail autour de trois axes essentiels de recherche : le corps, l'image et la ville. Elle réalise des performances et des installations vidéo.
Rachel Rosalen enseigne à la PUC University de São Paulo en 2002 et 2003.
En 2003, elle a été invitée pour une résidence par la Japan Foundation pour réaliser une installation vidéo interactive à Tokyo. Actuellement, elle travaille sur l’interactivité.

Voir le site de l'artiste