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Ranquet (hôtel de Fonfreyde)
Toutes les installations / all works . galerie de l'art du temps / chapelle de l'oratoire . la tôlerie . opéra municipal

34 rue des Gras
Du mardi au dimanche de 10h à 18h

Galerie de cédéroms et de web-art issus de la compétition Prix de la création Nouveaux Médias Bruno Mrozinski
+ d'informations

Vidéo projetée / screenings : Charlene Rule, Prix de la Création Vidéo (21 mars > 2 avril), Programmes Parallèles
horaires / schedules

Nicolas Clauss (France)
Sélection de tableaux interactifs de Flying puppet.

"Qu’est-ce que l’art, qu’est-ce qu’un auteur, qu’est-ce qu’un lieu d’exposition ?
A ces questions classiques Nicolas Clauss a décidé de répondre par l’interactivité. Sur son site, Flying puppet, les images et les sons évoluent en fonction des mouvements que l’on exécute, formant ainsi une infinité de combinaisons sur lesquelles il ne saura jamais possible de revenir exactement. Invité à intervenir, le visiteur participe à cet étrange mélange de permanence des tableaux et de l’éphémère des mouvements. On crée et recrée sans cesse un espace proposé.
Cette interactivité pourrait paraître factice, illusoire, si elle n’était un faire-valoir. Mais l’essentiel ici réside dans la relation. L’art, l’auteur et le lieu sont déplacés au gré de nos libres interventions.
Mettre de l’art entre nous, voilà la forte et belle proposition de Nicolas Clauss."
In Nouveaux regards (Territoires de l’enseignement)N°28 janvier – mars 2005

Né en 1968, Nicolas Clauss est sans doute une exception dans le domaisne de la création multimédia. Alors qu'il jouit d'une reconnaissance incontestable, Nicolas Clauss n'est venu au multimédia et à ses outils qu'en 1999. Entre 93 et 99, après des études de psychologie, il voyage en Corée et en Australie, et peint des tableaux inspirés de Rauschenberg et Tapies, intégrant des objets dans ses toiles. A son retour en France, il se dirige vers le numérique et s'inscrit à l'université, spécialité choisie : la 3D.Il rencontre alors Frédéric Durieu et Jean-Jacques Birgé, avec lesquels il travaille depuis.
Dernière exposition personnelle :
Juin - septembre 2005, Museo Tamao, Mexico City, Mexique
Prix VIDEOFORMES 2004 de la Création Nouveaux Médias pour Somnambules.
SOMNAMBULES est un spectacle chorégraphique et interactif en douze tableaux et leurs préludes. Il réunit la danse contact, la peinture, la vidéo et la musique.

Tomoko Konoike (Japon)
L’Odyssée de Mimio
(Installation vidéo, 1998-2000)
Avec l’autorisation de l’artiste et de la Mizuma Art Gallery

Tomoko Konoike, âgée de 45 ans, est venue tardivement au monde de l’art. Elle a commencé sa carrière en tant que conceptrice de jouets après avoir reçu son diplôme de l’Université Nationale des Beaux Arts et de la Musique de Tokyo. Elle réalise des sculptures souples et des films d’animation depuis 1996.
En 1998, Konoike a créé une créature sans visage, « Mimio », pour le film d’animation The Last Day of Winter (Le dernier jour d’hiver, note du traducteur), entièrement dessiné au crayon. Depuis, elle a réalisé deux autres films d’animation, dans lesquels « Mimio » entreprend un voyage explorant les changements de saison, Four Seasons (Les quatre saisons, NDT) en 1999 et 2000, et Odyssey (L’odyssée, NDT) en 2005. Pour l’artiste, « Mimio » est une créature ni humaine ni animale qui existe quelque part entre le bien et le mal. Son travail sur ce personnage a également été publié en 2001 sous la forme d’un livre d’images intitulé Mimio.
Traduit par Emeline Perego« … Son univers se trouvera au croisement possible de ceux de Jean Dubuffet et d’Anette Messager, dont elle ignore tout, un regard tourné vers l’enfance, des contes et récits peuplés de chimères, de figures féériques, de puissance et tendresse. Konoike vient du jouet, elle en concevait, en dessinait pour une entreprise nippone. Ell&?e renoua avec le dessin et la peinture, tout d’abord pour elle-même, puis entra dans une galerie de Tokyo afin de voir si ce travail pouvait intéresser un autre public. A peine cinq ans plus tard, elle compte parmi les grandes révélations de l’art contemporain japonais.
Sa pratique affiche une parenté qui mérite réflexion avec les artistes français cités, récurrence de personnages, le regard tourné vers l’enfance, la constitution d’un univers fondé sur une narration de l’irréel. Cependant, aucune “brutalité” technique chez Konoike, pas de matériaux trouvés. Le geste prime chez cette artiste la formation de peinture japonaise traditionnelle, seule forme de “high tech” dont veuille disposer l’artiste.
Cette démarche suit le même parcours dans son utilisation de la vidéo. L’installation est une histoire de dispositif ; l’historicité vidéo ne trouve pas de place ici. Pas de caméra vidéo, pas de traitement de l’image ni d’infographie. Konoike se sert du crayon, à la manière d’une tendance récente de la vidéo en Asie qui fait appel au film d’animation. Ces retrouvailles avec le papier, le dépouillement apparent de l’œuvre n’agissent qu’en tant que leurre et servent à semer le spectateur à l’intérieur d’un projet au contraire riche en couleurs et troublant dans sa douce perversité, et qui prend sa pleine mesure dans ses extraordinaires tableaux.
Le même souci de foisonnement opère dans ses films d’animation, dont le personnage principal se nomme Mimio, toute en rondeur “kawai” (mignon). “L’Odyssée de Mimio”, que présente Vidéoformes, permet de &?découvrir l’artiste et son personnage (deux autres courts-métrages poursuivent ses pérégrinations) … »
Ce sera la première rencontre de Tomoko Konoike avec le public français.
Stephen Sarrazin
Tokyo novembre 2005

Shelly Silver (USA)
What I'm Looking For (Vidéo, documentation et photographies, 2004)
"Une femme entreprend de photographier des moments d'intimité. Elle rédige une annonce sur un site de rencontres sur Internet : « Je recherche des personnes qui accepteraient d'être photographiées en public et de révéler quelque chose sur elles-mêmes ».
Une vidéo de 15 minutes, What I'm looking for, retrace cette aventure et rend compte des interactions existantes entre l'espace public réel et l'espace public virtuel. Le film est une réflexion sur l'essence de la photographie et sur le caractère persistant de l'image, un conte sur le désir et le contrôle.
Le projet, financé en partie par le New York State Council on the Arts, a été tourné lors du séjour de Shelly Silver au Lower Manhattan Cultural Council."
Traduit par Emeline Perego.

"Ce film est remarquable par son haut degré d’innovation et par la complexité dont témoignent aussi bien sa conception que sa réalisation.
L’artiste combine au mieux les intrigues nées de l’Internet et les rencontres réelles, les images qui lui sont envoyées à travers le réseau et celles qu’elle prend dans les rues. De plus, une opposition fondamentale, entre les images fixes et les images mises en mouvement par le montage, décuple les dimensions narratives propres à l’œuvre, portant à leur plus haut point de contraste les deux grands pôles d’intérêt de l’artiste : le royaume de l’intime et le domaine de la vie publique.
La vidéo What I'm Looking For a obtenu le Grand prix de la ville de Genève à la 11e Biennale de l’Image en Mouvement 2005.
Shelly Silver est une artiste new-yorkaise, dont le travail est basé sur plusieurs supports : la vidéo, le film et la photographie. Ses œuvres, qui couvrent une grande variété de thèmes et de genres, explorent les relations diverses qui nous relient et qui entravent notre route, les chemins tortueux du plaisir et du désir, les histoires qu'on nous raconte et celles qu'on invente sur nous-mêmes.
Le travail de Silver a été présenté aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, dans des salles telles que le Museum of Modern Art de New-York, le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, le Centre Pompidou de Paris, le Musée de Kyoto au Japon, le Institute of Contemporary Art de Londres.
Shelly Silver est membre de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation depuis 2005. Elle est actuellement enseignante à la Cooper Union, qui encourage le développement des Sciences et des Arts, au Département Photographie et Médias du Museum of Fine Arts et à la School of Visual Arts de New York."
Traduit par Emeline Perego.

Voir le site de l'artiste

Charlen Rule (USA)
Scratch Videos

Projections / screenings (horaires / schedules )
Charlene Rule ne se considère pas come une artiste : c'est une vlogueuse, qui produit et "publie" ses vidéos sur le net.
Charlene Rule doesn't consider herself as an artist : she is a vlogger, self-produced, self published video maker on the net.
www.scratchvideo.tv