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Ecole des Beaux-arts,
11, rue Ballainvilliers

Vidéo on air, machine à projection
Avec le soutien de la Pro Helvetia
Peter Fischer (Suisse)

 

Danse macabre
Deep breather
Lokust
Corps absent
La chambre du ---
Etats de conscience
24 pauses en ---
Tête grotesque
Variation vidéo ---
Traversées
La chanson de ---
Trace
Expo scolaires
CD et sites internet

De cet alphabet mécanique, de ce dédale de techniques conjuguant éléments, composants et ustensiles apparemment les moins faits pour s'appareiller, émane, en lieu et place d'une impression de froideur, un étrange sentiment de familiarité. Les appareils de Fischer respirent, vivent. Leurs hésitations, leur apparence quasi maladive, et peut-être plus encore cette énergie déployée pour un résultat aussi piètre, nous les rendent étrangement semblables à notre humaine condition dans sa vulnérabilité et l'insondable vacuité de toutes ses entreprises. C'est le miroir de nos devenirs, le reflet de nos efforts désespérés pour échapper aux contraintes de nos prisons de chair, à la pesanteur même de nos systèmes et de nos philosophies aveugles, qu'il met en œuvre sous nos yeux. Ce n'est peut-être pas à autre chose que Fischer travaille : libérer notre esprit en le prenant au piège de reflets trompeurs, d'autoportraits virtuels, d'illusions d'optique.

Roland Duclos, La Montagne, 15 octobre 1998

Peter Fischer
Le Suisse Peter Fischer a vu le jour, le 24 mai 1968, date à laquelle son canton d'Argovie n'a jamais connu d'autre événement particulièrement notable. Auteur du disque "Emmi das piano", compositions classiques pour piano, et d'installations film et son, notamment pour un groupe de rock. Depuis 1995, il a présenté à plusieurs reprises ses "machines à projection" lors d'expositions collectives et particulières au Kunstmuseum de Aarau, à la manifestation "Arts" de Bâle, à la galerie Anton Meier de Genève, au Festival Vidéoformes et à la galerie l'Art du Temps à Clermont-Ferrand.

 

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