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| Ecole
des Beaux-arts, 11, rue Ballainvilliers |
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Danse macabre |
De
cet alphabet mécanique, de ce dédale de techniques conjuguant
éléments, composants et ustensiles apparemment les moins faits
pour s'appareiller, émane, en lieu et place d'une impression de froideur,
un étrange sentiment de familiarité. Les appareils de Fischer
respirent, vivent. Leurs hésitations, leur apparence quasi maladive,
et peut-être plus encore cette énergie déployée
pour un résultat aussi piètre, nous les rendent étrangement
semblables à notre humaine condition dans sa vulnérabilité
et l'insondable vacuité de toutes ses entreprises. C'est le miroir
de nos devenirs, le reflet de nos efforts désespérés
pour échapper aux contraintes de nos prisons de chair, à la
pesanteur même de nos systèmes et de nos philosophies aveugles,
qu'il met en uvre sous nos yeux. Ce n'est peut-être pas à
autre chose que Fischer travaille : libérer notre esprit en le prenant
au piège de reflets trompeurs, d'autoportraits virtuels, d'illusions
d'optique.
Roland Duclos, La Montagne, 15 octobre 1998 Peter Fischer
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