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| Ecole
des Beaux-arts, 11, rue Ballainvilliers |
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Danse macabre |
Marion
Lachaise fait du fantasme et de la métamorphose l'essence de son
travail. Elle donne vie à des créatures et prend malicieusement
les spectateurs dans un piège sucré et inquiétant.
Troublée par des lectures iconoclastes, Marion Lachaise poursuit
depuis plus de deux ans l'écriture d'un conte, jusqu'à sa
substentifique évocation, puis sa réalisation en vidéo.
Une première version a été réalisée.
Elle nous en propose ici une deuxième qui donne naissance à
un nouveau personnage : Lokust. Il/elle est à deux voix, masculine
et féminine, en témoin commentateur/acteur, voleur d'âmes,
trickster énigmatique, ou bien cet animal aux mouvements caractéristiques
frappant du talon (laktizein). Il nous parle, ses yeux d'asbeste vrillés
au fond de notre mémoire, libre sur fond rose pâle. Son univers
est le nôtre, celui des rêves, des contes de fées, de
l'incertitude du moment à venir. Les aides maritales qui hérissent
les murs, sols au plafonds étoffent la métamorphose. Elles
sont fétiches, protubérances érotiques. Ces curieux
bouts de bois pseudopodes, installent l'étrangeté, l'incontrôlable,
le désordre dans un univers, orthonormé, que tout désigne
comme rassurant. Dans l'uvre présentée ici, les aides
maritales sont phosporescentes. Elles sont comme des loupiotes enchevêtrées
dans le noir, des éclairs dans nos synapses.Philippe Saulle, Centre Régional d'Art Contemporain de Sète Coproduction : Marion Lachaise
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